Zone de basses émissions à Bruxelles, Anvers et Gand

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Zones de basses émissions à Bruxelles, Anvers et Gand : ce que vous devez savoir

De plus en plus de villes en Belgique instaurent une zone de basses émissions (LEZ) afin d’améliorer la qualité de l’air. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour votre flotte ?

Dans cet article, nous expliquons ce qu’est une zone de basses émissions, où se trouvent les LEZ en Belgique et quels véhicules y sont autorisés ou interdits. Pour éviter toute mauvaise surprise, vous pouvez vérifier si votre véhicule répond aux exigences en vigueur. En cas d’infraction, vous risquez en effet une amende, et les contrôles sont effectués en permanence.

Qu’est-ce qu’une zone de basses émissions en Belgique ?

Une zone de basses émissions (LEZ) est une zone délimitée dans laquelle les véhicules qui émettent trop de substances polluantes ne peuvent pas circuler, ou seulement sous certaines conditions. Il s’agit principalement de véhicules diesel et essence plus anciens, qui émettent davantage de particules fines et d’oxydes d’azote. En limitant l’accès de ces véhicules aux centres-villes très fréquentés, les villes souhaitent améliorer la qualité de l’air et réduire l’impact du trafic sur la santé et l’environnement.

Les zones de basses émissions existent parce que la pollution de l’air a un effet direct sur la santé. Les particules fines et le dioxyde d’azote peuvent irriter les voies respiratoires et aggraver des problèmes de santé existants, comme l’asthme ou les maladies cardiovasculaires. Les enfants, les personnes âgées et les personnes à la santé fragile y sont particulièrement sensibles. L’Agence européenne pour l’environnement souligne que l’exposition prolongée aux particules fines, au dioxyde d’azote et à l’ozone continue d’avoir un impact important sur la santé publique en Europe.

La réglementation européenne joue également un rôle. L’Union européenne a renforcé les règles relatives à la qualité de l’air afin de rapprocher les normes pour 2030 des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Les villes et les régions doivent donc prendre des mesures pour limiter et prévenir les dépassements des normes de qualité de l’air. Les zones de basses émissions font partie des solutions mises en place par les autorités locales.

En Belgique, trois villes disposent d’une LEZ :

  • Bruxelles

  • Anvers

  • Gand

Chaque ville applique ses propres règles, conditions d’accès et exceptions. Les contrôles sont effectués au moyen de la reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation, via des caméras ANPR. Toute personne entrant dans la zone sans enregistrement ou autorisation valable risque une amende.

Vous trouverez ci-dessous les informations principales par ville.

Zone de basses émissions à Bruxelles

La zone de basses émissions de Bruxelles a été instaurée en 2018 et s’applique à l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale.

En résumé, voici les points essentiels à retenir :

  • La zone couvre les 19 communes bruxelloises

  • L’accès dépend de la norme Euro et du type de carburant

  • Le contrôle est effectué automatiquement par caméras

Les voitures diesel et essence en dessous d’une certaine norme Euro ne sont pas autorisées. Pour connaître les règles actuelles concernant les restrictions de véhicules, vous pouvez consulter le site Bruxelles Respire.

Les plaques d’immatriculation belges sont contrôlées automatiquement via la base de données de la DIV. Les véhicules immatriculés à l’étranger doivent être enregistrés au préalable, même s’ils respectent les normes. Pour certains véhicules belges ou étrangers, des pass journaliers doivent être achetés afin d’obtenir une autorisation temporaire.

Toute personne entrant dans la zone avec un véhicule non autorisé risque une amende pouvant atteindre 350 euros par infraction.

Zone de basses émissions à Anvers

La LEZ d’Anvers existe depuis 2017 et s’applique au centre-ville ainsi qu’à la Linkeroever.

Informations principales pour la LEZ d’Anvers en 2026 :

  • Zone délimitée à l’intérieur du Ring et sur la Linkeroever

  • Accès en fonction de la norme Euro

  • Contrôle via caméras ANPR

Comme dans les zones de basses émissions à Bruxelles, les véhicules diesel et essence plus anciens sont interdits. En 2026, les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 restent provisoirement autorisés, après le report de précédents durcissements par les autorités.

À Anvers également, des pass journaliers sont possibles et des règles spécifiques s’appliquent aux véhicules étrangers.

Zone de basses émissions à Gand

La LEZ de Gand a été instaurée en 2020. La zone se situe à l’intérieur de la R40, le ring urbain. L’accès est autorisé sur la base de la norme Euro. À Gand aussi, le contrôle automatique se fait par reconnaissance des plaques d’immatriculation.

Comme à Anvers, certains durcissements de la LEZ de Gand ont été reportés en 2026. Les véhicules diesel Euro 5 et essence Euro 2 restent donc provisoirement autorisés.

Des pass journaliers et des exceptions sont disponibles sous certaines conditions.

Comment vérifier si votre véhicule peut entrer dans une LEZ en Belgique ?

Pour vous assurer que votre véhicule est autorisé à entrer dans une zone de basses émissions en Belgique, suivez ces étapes :

1. Vérifiez la norme Euro de votre véhicule

Vous trouverez la norme Euro sur le certificat d’immatriculation, via la base de données de la DIV ou sur les sites officiels des LEZ de chaque ville.

2. Consultez l’outil de vérification LEZ en ligne

Chaque ville propose un outil en ligne qui vous permet de vérifier, au moyen de votre plaque d’immatriculation, si votre véhicule est autorisé.

3. Enregistrez votre véhicule si nécessaire

Les plaques d’immatriculation belges sont contrôlées automatiquement. Les véhicules étrangers doivent être enregistrés au préalable.

4. Envisagez la mobilité électrique

Les véhicules électriques sont entièrement exemptés des restrictions LEZ. Pour les entreprises, cela offre une sécurité supplémentaire et permet d’éviter de futures limitations.

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Comment entrer dans une zone de basses émissions avec une plaque d’immatriculation étrangère ?

Les véhicules immatriculés à l’étranger doivent obligatoirement être enregistrés avant d’entrer dans une LEZ en Belgique.

Voici les étapes à suivre pour enregistrer un véhicule étranger :

  • Vérifiez sur le site officiel de la ville si votre véhicule répond aux conditions d’accès.

  • Enregistrez votre véhicule en ligne. L’enregistrement est gratuit si le véhicule est conforme.

  • Si le véhicule n’est pas autorisé, achetez un pass journalier si cette option est disponible.

Cette obligation s’applique à Bruxelles, Anvers et Gand. Sans enregistrement, vous risquez automatiquement une amende, même si votre véhicule respecte techniquement la norme.

Zones de basses émissions en Belgique en 2026

En 2026, plusieurs évolutions importantes concernent la réglementation LEZ en Belgique. Pour les entreprises, il est essentiel de ne pas seulement tenir compte des règles actuelles, mais aussi de leur impact potentiel sur la flotte, la planification opérationnelle et les coûts de mobilité.

En Flandre, les durcissements prévus pour les zones de basses émissions d’Anvers et de Gand ont été annulés. Les règles d’accès actuelles restent donc provisoirement en vigueur, et les véhicules diesel répondant à la norme Euro 5 ainsi que les véhicules essence répondant à la norme Euro 2 restent autorisés en 2026 dans ces zones LEZ flamandes. Les autorités locales peuvent toutefois définir leurs propres règles en matière d’autorisations temporaires, d’accès payant ou de pass journaliers.

À Bruxelles, des règles plus strictes entreront en vigueur à partir du 1er janvier 2026. Les véhicules diesel répondant à la norme Euro 5 et les véhicules essence répondant à la norme Euro 2 ne pourront alors plus circuler dans la zone de basses émissions de la Région de Bruxelles-Capitale. Les contrevenants recevront d’abord un avertissement ; à partir du 1er avril 2026, des amendes pourront être appliquées.

Pour les entrepreneurs, les indépendants et les gestionnaires de flotte, cela signifie que les règles LEZ font de plus en plus partie d’une gestion stratégique du parc automobile. Des véhicules encore autorisés aujourd’hui peuvent, à terme, voir leur accès aux centres-villes limité. Cela peut avoir des conséquences sur les livraisons, les interventions de service, les rendez-vous clients et les itinéraires quotidiens. Les entreprises qui circulent régulièrement à Bruxelles, Anvers ou Gand ont donc tout intérêt à vérifier les normes Euro de leurs véhicules et à planifier à temps les futurs remplacements.

L’impact financier peut également être significatif. Les pass journaliers, les autorisations temporaires, les détours ou le remplacement anticipé de véhicules plus anciens peuvent entraîner des coûts supplémentaires. Dans le même temps, la transition vers une mobilité plus propre et sans émissions offre des opportunités pour rendre la flotte plus efficace et mieux préparée à l’avenir. Pensez notamment à des véhicules plus économes, à des solutions hybrides ou à des véhicules utilitaires électriques pour les trajets urbains.

La tendance générale reste claire : les zones de basses émissions sont utilisées pour améliorer la qualité de l’air dans les villes et limiter les émissions de substances polluantes. Pour les entreprises, il devient donc de plus en plus important de baser leurs choix de mobilité non seulement sur les coûts de carburant, mais aussi sur l’accès, la flexibilité et la réglementation future. Il reste essentiel de vérifier régulièrement les conditions LEZ en vigueur dans chaque ville.

Résumé

Une zone de basses émissions en Belgique vise à améliorer la qualité de l’air en interdisant l’accès aux centres-villes aux véhicules les plus polluants. L’autorisation dépend de la norme Euro, du type de carburant et de l’éventuel enregistrement requis par chaque ville.

Pour les entreprises, il est important de ne pas attendre l’entrée en vigueur de nouvelles règles. Vérifiez à temps quels véhicules de votre flotte peuvent accéder à Bruxelles, Anvers et Gand, et identifiez ceux qui pourraient ne plus être autorisés à terme. Vous évitez ainsi les amendes imprévues, les restrictions d’itinéraire ou les coûts supplémentaires liés aux pass journaliers et aux autorisations temporaires.

En 2026, certains véhicules plus anciens restent temporairement autorisés grâce au report de certains durcissements. Il s’agit toutefois surtout d’un report, pas d’un abandon. La tendance à long terme reste claire : des normes plus strictes, davantage de contrôles des émissions et une attention croissante portée à la mobilité électrique et à faibles émissions.

En planifiant dès maintenant, vous pouvez mieux adapter le remplacement de vos véhicules, vos solutions de recharge et votre planification d’itinéraires à la réglementation future. Votre flotte reste ainsi flexible, conforme et prête pour la mobilité urbaine de demain.

Êtes-vous déjà prêt pour la réglementation ?

Envisagez le passage aux véhicules électriques avec une carte carburant et recharge.

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